Des nouvelles fraîches de l’Espace jardiner ses Possibles

Des nouvelles fraîches de l’Espace jardiner ses Possibles

Ce qui est génial avec cet espace, c’est la diversité des ateliers proposés. Il y en a pour tous les goûts. Vous pouvez y découvrir des outils de communication (PNL, CNV…), des techniques de mieux-être (Qi qong, massage, Yoga, méditation, Watsu, Do in…), des pratiques d’expression artistique et/ou corporelle (théâtre, clown, peinture,  danse nomade, biodanza …), des activités écologiques (permaculture, culture de légumes de variétés anciennes). Par ailleurs, il y a  également des ateliers adressés aux enfants et adolescents. De mon expérience, la qualité des intervenants est top !

J’y étais présente durant la première semaine de juillet. Outre le fait que j’ai participé à deux ateliers  (Yoga et Pleine conscience au travers de la méthode Vittoz), j’animais personnellement un atelier clown. Tout au long de cette  magnifique semaine, j’ai eu à la fois des prises de conscience et de risque, toutes deux riches d’enseignement ! C’est l’une des spécificités de cet endroit. Oui, ce lieu nous apprend des choses sur nous et sur les autres… Il y a des choses magiques qui s’y passent. J’avais envie de partager avec vous mes cheminements, mes prises de conscience et mes réflexions. C’est passionnant puisque je réalise que ces 3 activités (Yoga, Pleine Conscience, Clown) ont des points communs, entre autres, la rééducation du contrôle cérébral !

Sortir de ses zones de confort et réinterroger ses croyances :

Oui, c’est la première chose dont j’avais envie de vous parler en partant de ma propre expérimentation au sujet de mes ateliers clown. Il s’avère que durant toute la semaine à l’Espace, j’ai eu entre deux, trois ou quatre personnes lors de mes animations. Ce contexte est venu me réinterroger sur ma vision de comment un atelier doit idéalement se dérouler. En effet, jusqu’alors je partais du postulat que j’avais besoin d’avoir au moins un groupe – le groupe commençant pour moi à partir de 7 – pour correctement travailler et surfer sur l’émulation de groupe. J’avais également la croyance qu’il fallait que les personnes soient présentes aux premiers cours pour installer une confiance entre les participants. Cette semaine, la vie en a décidé autrement et je la remercie. En effet, j’ai pu constater qu’il pouvait y avoir un travail très intéressant même s’il n’y avait que deux personnes ! Je peux même dire qu’il en est ressorti plus approfondi. J’ai également pu remarquer qu’une personne n’ayant pas suivi les deux premiers cours a tout de même pu y trouver son compte. J’ai également pu admettre que le travail à 3 – bien que plus délicat pour trouver sa place – était justement riche d’enseignement. J’aurais pu dès le départ considérer que ces aspects, tels des grains de sable, allaient me mettre en difficulté dans ma pédagogie et que les conditions n’étaient pas réunis pour que mon atelier se passe correctement. Si je l’avais pris de cette manière, je pense qu’effectivement l’atelier n’aurait pas été terrible et mon mental aurait pu alimenter cette même pensée. La citation d’Epictète « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu’ils portent sur les choses » prend tout son sens ! Effectivement, j’aurais pu me laisser influencer par mon mental qui portait un jugement négatif sur cette situation. Mais les choses se sont passées tout autrement. C’est là où je remercie l’enseignement du clown, car, grâce à lui, j’ai pu accepter ce contexte en me disant « ok, voyons ce que nous pouvons faire à deux, à trois, avec quelqu’un de nouveau… », et ce sans prédire de comment cela pourrait se passer. Voilà un exemple concret de ce que peut apporter le clown dans notre pratique professionnel et du quotidien. Le clown nous montre le chemin pour accepter ce que la vie nous propose d’expérimenter. À ce propos, Epictète nous conseillait « N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Mais contente-toi de les vouloir comme ils arrivent, alors tu couleras une vie heureuse ». L’art clownesque peut nous apprendre à accueillir ce qui est là, à être flexible, à être dans le ici et maintenant, et ainsi à être en mesure de créer …

La pleine conscience :

J’avais également envie de partager avec vous mes réflexions concernant les ateliers Yoga et « Peine conscience au travers de la méthode Vittoz » que j’ai suivis au cours de cette semaine à l’Espace. « La Méthode Vittoz est une thérapie psychosensorielle dont la spécificité est la rééducation du “contrôle cérébral“. (…) La rééducation du contrôle cérébral est une méthode de synthèse et de restructuration entre les deux principales fonctions du cerveau , la réceptivité et l’émissivité, au moyen d’exercices simples et pratiques que l’on intègre dans la vie courante. Elle est fonctionnelle, elle redonne au cerveau sa souplesse, réactive les fonctions naturelles et ainsi permet de retrouver l’équilibre psychique. Cette méthode est basée sur le fait que le cerveau ne peut en même temps recevoir et émettre. Il suffit alors d’être dans la réceptivité pour mettre au repos l’autre fonction du cerveau: l’émissivité (…) »,  d’après le site http://methodevittoz.ch/

En étant à l’écoute de nos sens (auditif, visuel, kinesthésique), nous sommes alors réceptifs à ce qui se passe autour de nous et sommes dans le « ici et maintenant ». L’objectif étant de faire taire notre mental, nous avons juste à écouter, à recevoir l’information par nos sens sans la traiter ni l’interpréter. Notre mental est alors au repos. Dans ce contexte, notre respiration est un élément central. Elle doit être calme, profonde, douce et sereine. La pratique du yoga, de la méditation ou  toute autre activité basée sur l’écoute de notre respiration (Tai-chi, Qi Gong, cohérence cardiaque…) nous aide à accéder à nous-mêmes. Ces techniques nous permettent d’être dans une meilleure connexion avec nous-mêmes. Elle nous permettent de nous détendre et de relâcher des tensions afin d’accéder à un mieux être. Grâce à ces pratiques nous sommes plus à même de maîtriser le vagabondage et le brouhaha de nos pensées.

Le travail du clown nous aide également à travailler notre contrôle mental. Il nous demande d’être à l’écoute de ce qui se passe en dehors de nous et à l’intérieur de nous avant d’agir. Il nous demande d’être uniquement réceptifs pour ensuite être émissifs. C’est un peu comme une partition de musique avec ses temps de silence. Faire silence, écouter puis créer avec ce qui se passe.

Au final, c’est passionnant de constater que finalement les pratiques se recoupent et qu’elles sont transférables.

Si tout cela vous parle, je vous invite à venir découvrir les bienfaits de la pratique du clown sur notre mieux-être. Les deux prochains stages auront lieu en Corrèze, au « Battement d’ailes », à Lauconie 19150 Cornil les 17, 18, 19 juillet ou 28, 29, 30 août 2017. You’re welcome !

 

En savoir plus : www.sophiegaillard.fr