techniques ludiques pour la confiance individuelle

Parcours de Sophie Gaillard

Expériences

  • Professeur d’EPS durant 18 ans (1996-2014)
  • Comédienne professionnelle depuis 2010, Compagnie
  • « Les Tombés de la lune »
  • Animatrice d’ateliers théâtre pour adolescents sur l’estime
    de soi et la confiance en soi, depuis 2011
  • Animatrice de théâtre-forum, depuis 2011
  • Animatrice de stages clown en tant qu’outil de
    développement personnel
  • Consultante – formatrice depuis 2011.

Compétences

La formation initiale (STAPS) de professeur d’EPS
lui a permis d’acquérir des connaissances dans le domaine des
sciences humaines et des neurosciences. En outre, elle lui a
fourni des outils et une méthodologie pour construire et mettre
en œuvre des situations d’apprentissages. Son expérience du
terrain, avec la diversité des publics, l’a conduite à développer
des capacités pour s’adapter, innover et créer des situations
pédagogiques ludiques adaptées au rythme de chacun. Elle
a acquis des savoir-faire pour améliorer le fonctionnement, la
cohésion et l’efficacité du groupe.

Comédienne professionnelle depuis 2010, Compagnie
« Les Tombés de la lune », l’expérience de la scène, la formation de comédienne de théâtre et de clown lui ont permis de développer
des capacités d’improvisation, de créativité, d’écoute de soi et de l’autre.
Elle a acquis un savoir-faire pour animer des ateliers
théâtre, clown et théâtre-forum visant l’amélioration de la
communication, de la relation aux autres, de la confiance en
soi et de l’estime de soi.

Consultante-formatrice depuis 2011, les thématiques
qu’elle propose concernent l’émulation et la cohésion de
groupes, la gestion du stress et des émotions, l’autorité
saine et bienveillante dans la gestion de groupes,
l’accompagnement dans l’aisance de la prise de parole,
l’amélioration des techniques de communication et de la
relation aux autres.
Chemin faisant, ses compétences ont évolué au travers
de nombreuses formations qu’elle a suivies  dans le but
d’améliorer la communication et la relation aux autres.

Formations

Cursus de formation à l’approche systémique :
« Améliorer la communication et la relation aux autres, par une
meilleure compréhension des comportements humains »
FORMAREP 2004 à 2007

Formation en analyse transactionnelle :
« La gestion de l’autorité saine »
ALTERNANCES 2006

Formation systémique à :
« La gestion partenariale de la communication
et des relations humaines »
FORMAREP 2013

Formation MO2I :
« Découvrir son excellence »
Joël GUILLON 2015

Formation à :
« La gestion des hontes et des culpabilités
dans la relation humaine »
Philippe Gibout et Françoise Muhr 2016

Membre d’un groupe de supervision depuis 2013

sophie gaillard formation logo

Son histoire

1Le lien entre le sport, le théâtre, le clown et l'aisance de communication face à un groupe est une évidence

perso_actuCette aventure a commencé en 2002, où j’ai mené mes premières interventions dans le domaine de « la communication et l’aisance relationnelle » auprès d’animateurs sportifs en formation au CREPS du Limousin, puis auprès d’étudiants de l’IUFM de Limoges.

Depuis cinq ans maintenant, je suis comédienne et formatrice. L’ensemble de mon expérience me permet de proposer des formations à différents publics  moyennant des méthodes actives et interactives variées. J’anime des ateliers théâtre auprès de jeunes. J’amène les participants à travailler sur des savoir-être et savoir-faire fondamentaux et transversaux, favorables à leurs apprentissages et à leur vie quotidienne tels que : l’estime de soi, la concentration, la communication. Je dispense des formations gestion du stress pour des salariés du secteur public et privé. J’ai travaillé en partenariat  avec l’organisme de formation Bienveillance (dédié aux acteurs de l’éducation), pendant 5 ans. Je réalise des actions de formation avec les organismes de formation SOCOTEC (expert en maîtrise des risques) et également avec Sport Value formation (dédiée aux acteurs du sport). Les thématiques que je propose concernent l’émulation et la cohésion de groupes, l’autorité saine et bienveillante dans la gestion de groupes, la gestion des conflits, la gestion de la violence, l’accompagnement dans l’aisance de la prise de parole et l’amélioration des techniques de communication et de la relation aux autres.

À présent, j’anime des stages de clown pour adulte visant à développer la confiance en soi et en l’autre, le lâcher prise, la capacité d’engagement et l’intelligence des sens. J’amène les participants à dépasser leurs blocages. La recherche et les moyens de faire acquérir la cohésion de groupe à d’autres personnes est devenue désormais une véritable passion.

2M’amuser avant tout

perso_actuLorsque j’étais enfant, je m’embêtais à l’école . Moi, la seule chose qui m’intéressait, c’était de retrouver mes copains pour… M’amuser.  À la dernière sonnerie, signifiant la fin de l’interminable journée d’école, je m’enfuyais vite fait. Je cavalais à un rythme effréné pour aller jouer et oublier.

Jouer à grimper dans les arbres.  Courir sur le muret. Me prendre pour Robin des bois ou pour un grand sage Indien. Dévaler à vélo la grande pente du château d’eau. M’aventurer dans les maisons abandonnées…

3Le judo et le théâtre, deux rencontres incroyables

perso_galeriesÀ l’adolescence, période difficile où je me suis de plus en plus renfermée, seul le sport me rendait vivante. J’avais découvert le judo et Maître Coco. Une sorte de Sansaï qui réussissait à enseigner le judo comme une philosophie de vie, avec un code moral très fort. Elle m’a appris ce qu’était l’éthique.  Par intermittence, elle illuminait ma vie.

Un jour j’ai rencontré le théâtre en colonie de vacances. Cela a été d’une puissance incroyable.  Dès les premiers exercices, j’ai ressenti une puissance en moi, une énergie de vie, un truc de dingue ! Là, j’osais être, j’osais faire, je n’étais plus terrorisée par le regard de l’autre. J’arrivais à rester concentrée et à réaliser la consigne sans éclater de rire. Je jubilais de faire une personne en colère ou apeuré ou … J’adorais parcourir les différentes palettes d’émotions. Une chose avait changé : j’avais touché mon énergie de vie. Au fond du fond du fond de moi, je savais. Je savais qu’il existait en moi une sacrée puissance.

4La compétition…mais le jeu me manque

perso_actuCette puissance, je l’utilisais dans le judo, lorsque je faisais de la compétition à haut niveau. Je la mettais au service du combat. J’avais conscience qu’en me concentrant, je pouvais avoir un pouvoir sur mon corps. La compétition a certes contribué à m’incarner et à me valoriser, mais elle n’était pas joyeuse. Mon corps était mon outil, j’étais peu à l’écoute de lui et je le malmenais souvent. Tristes, sans jeux et douloureux, les entraînements étaient ennuyeux, répétitifs et assez militaires. Je m’étais coupée de mes émotions.

5Entraîner les groupes avec le Jeu

perso_galeriesUn jour, j’ai quitté le centre d’entrainement de haut niveau et je suis devenue entraineur de judo pour jeunes adolescents-compétiteurs. Ce qui me passionnait dans les entraînements, c’était d’introduire des situations d’apprentissage ludiques. J’étais persuadée qu’on pouvait obtenir des jeunes qu’ils s’entrainent tout en s’amusant : Jouer et se dépasser. S’entrainer joyeusement. Le contraire de ce que j’avais vécu en tant que compétitrice. Sur le bord du tapis, je sentais que j’étais capable de les rassurer, de trouver les mots justes pour les accompagner. Je percevais à quel point j’arrivais à ce qu’ils se transcendent et à ce qu’ils se dépassent. C’est à partir de ce moment là ou j’ai vraiment senti au fond de moi que j’aimais transmettre et accompagner. Je réalisais que j’avais à la fois une facilité et un potentiel pour aider les jeunes à progresser.

À cette époque-là, j’étais également professeur d’EPS. Dans ce métier, que j’ai toujours souhaité faire, ce que j’aimais et ce qui m’animait, c’était d’aider les jeunes à progresser, à grandir, à découvrir leur potentiel, à avoir davantage confiance en eux, à apprendre dans le plaisir.

6Le clown et le théâtre : une révélation

perso_actuJ’ai également recroisé le théâtre. Les sensations ont été aussi fortes que la première fois. Je vivais intérieurement des émotions hyper-puissantes. C’était incroyable. Je me découvrais un potentiel insoupçonné : ma capacité à créer. Le théâtre me faisait découvrir que j’avais une imagination débordante, que j’avais une facilité à inventer, à improviser.  Le théâtre me permettait de me reconnecter à mon enfant libre, à mes émotions, à ma sensibilité, à mes sens. Je retrouvais des sensations oubliées de gaieté, de liberté, d’insouciance, d’imagination. J’ai fait partie d’une compagnie de théâtre amateur passionnée. J’ai enchaîné les stages de théâtre, de masque, de clown, de danse, de chant avec boulimie…

La rencontre avec le travail du clown a été également très forte. Le travail du clown m’a permis de me connecter davantage à mes émotions, de m’autoriser à les vivre et à les faire circuler. L’accès à mon ressenti en était facilité. En étant attentive à mes sensations corporelles, en acceptant le lâcher prise, j’accédais à mon intelligence créative. Pour cela, il s’agissait d’accepter un instant de ne plus me prendre au sérieux, de ne plus me regarder faire, de ne plus me juger, mais simplement d’« être », « ici et maintenant ».

Conjointement à cette pratique, je suis entrée au conservatoire régional d’art dramatique de Limoges, sous la direction de Michel Bruzat. J’ai suivi ses cours avec un engagement total. La rencontre avec Michel a été importante dans mon parcours de vie. Il a fait partie des étincelles qui ont rallumé ma flamme de vie, mon animalité, mon enfant libre. C’est bien plus qu’un enseignement de pratique théâtrale que j’ai découvert avec lui. Grâce à sa pédagogie pertinente et ludique, Michel m’a mis sur le chemin de l’apprentissage du plaisir. Le plaisir de jouer. L’insouciance de l’enfant. La spontanéité. J’ai découvert le plaisir de ne rien contrôler, de se lâcher, d’accepter le vide, pour enfin ouvrir une porte sur l’un-connu. J’ai pu alors explorer des capacités insoupçonnées. J’ai réalisé que le contrôle m’empêcher d’accéder à ma créativité. Petit à petit, j’ai accepté d’aller toucher ma sensibilité. Je me suis autorisée le plaisir de déposer mon armure de chevalier pour m’ouvrir timidement à ma féminité. Des images, des paroles, des sensations, des mots clefs : « L’athlète affective, l’être déraisonnable, la joie, la spontanéité de l’enfant, les 5 sens, la prise de risque, l’urgence, vivre quelque chose, aller au bout de l’émotion, se sentir libre, s’amuser, être au plus près de soi, faire ce que l’on sent, se relier aux autres, donner, recevoir, parler avec sa peau, ici et maintenant…. » sont restés dans mon corps, dans mon cœur, dans mon âme aussi. Cet enseignement est là, en moi, vibrant et vivant. Une phrase est gravée dans mon cœur : « soi acteur de ta vie, joue ta propre musique » et vie ! L’éprouvé du corps ne s’efface pas.

A cette époque, je sentais à quel point ces activités d’expression me faisaient du bien. Je me sentais vivante. Je me voyais me transformer, m’ouvrir au monde, avoir plus de facilités à communiquer.

Ma quête de mieux être s’est également inscrite dans une démarche de travail sur moi-même. Parallèlement à ma pratique artistique-thérapeutique, je me suis engagée dans un cursus de stage en développement personnel, notamment avec l’organisme de formation FORMAREP. Mon évolution personnelle et mes compétences sont nées de ces deux cheminements.

7Une pédagogie de groupes créative

perso_galeriesLes premiers symptômes de transformation sont apparus sur ma manière d’enseigner. J’étais à l’aise, simple face aux jeunes. Mon autorité devenait naturelle.  J’étais beaucoup plus à l’écoute des comportements et fonctionnements des uns et des autres. J’étais capable de modifier une situation d’apprentissage en fonction de leurs réactions afin d’en créer une nouvelle plus adaptée. Ma pédagogie s’adaptait au potentiel de chacun. Elle s’actualisait à leur rythme d’apprentissage. En outre, les outils théoriques que j’avais acquis au cours des formations sur « le développement des capacités comportementales et relationnelles », « l’analyse transactionnelle », « le positionnement de l’autorité », et « la gestion des conflits » me fournissaient des moyens facilitant la gestion de classe.

“On ne rit pas parce qu’on est heureux, on est heureux parce qu’on rit”. Dr Katariaperso_actu