En quête d’émotions positives

En quête d’émotions positives

Le mois dernier, je vous évoquais les bénéfices que nous pouvons tirer en nous appliquant à varier l’utilisation de nos sens pour élargir notre représentation de la réalité. Ce mois-ci, j’avais envie de vous parler de l’influence de nos émotions et de nos pensées sur notre santé, notre bien-être et notre équilibre psychique.

Vivre des expériences agréables pour modifier favorablement nos connections neuronales.

L’émotion est mobilisatrice d’énergie. Elle se manifeste physiologiquement dans notre corps. Une pensée peut créer une émotion qui elle-même crée une réaction physique laquelle, à son tour, crée une pensée ou une émotion. Au niveau cérébral, il y a libération de neuromédiateurs qui modifient de multiples fonctions physiologiques. Les émotions négatives (la rancoeur, l’anxiété, la colère sourde…), le stress chronique ou les pensées négatives peuvent finir par être toxiques. Toutes les expériences bonnes ou difficiles entraînent des modifications constantes des connections cérébrales. Chaque émotion a son propre circuit neuronal dans le cerveau. Plus on vit fréquemment une émotion et plus ce circuit est renforcé. Vivre tous les jours des expériences agréables (même simples) favorisent des connexions neuronales spécifiques et procurent des émotions positives indispensables au bon fonctionnement de vie de tout un chacun.

L’émotion mobilisant de l’énergie, a besoin de circuler. Or, nous n’exprimons pas toujours l’émotion qui se présente. Nous n’en avons pas toujours conscience lorsqu’elle se manifeste dans notre corps. Pour l’exprimer, nous avons besoin de la reconnaître mais aussi de nous sentir autorisés à l’exprimer. De par notre vécu, notre éducation, nos peurs, notre ego, nous pouvons être en difficulté pour la laisser circuler et s’extérioriser. Nous pouvons nous refermer, nous crisper pour la contenir, et elle se transforme alors en tension ou en d’autres maux. D’où la nécessité d’identifier l’émotion afin de sentir comment elle se déclare dans son propre corps. De cette façon, il sera possible de privilégier les comportements et les pensées qui auront des effets positifs sur la santé et le bien être.

rire au stage clownPartant de ces postulats, notons que le travail du clown facilite l’accès à notre ressenti. Le clown aide à accueillir l’émotion, quelle qu’elle soit. Tel un alchimiste, il transforme cette énergie en carburant pour agir. Elle devient alors source de création. Le clown a la capacité de libérer les émotions cristallisées dans notre corps et de (r)allumer des circuits neuronaux ankylosés. Il nous reconnecte à notre énergie de vie. En nous montrant le chemin, le clown redonne aux émotions leurs lettres de noblesses. Elles sont source de vie. Le clown nous guide pour apprendre à stopper notre petit vélo intérieur, à ne plus penser aux résultats, à revenir à l’ici et maintenant et à pouvoir dire « chut » au mental afin de rester à l’écoute de notre corps. C’est en étant à l’écoute de notre ressenti, de notre corps, de nos sens que nous pouvons apaiser notre mental. Les règles de la pleine conscience s’appliquent également au clown.

L’astuce du mois : être attentif à notre discours interne.

Ce mois-ci, j’avais envie de vous proposer un petit exercice à expérimenter régulièrement au cours de la journée. Je vous invite à porter une attention régulière à votre dialogue intérieur. Chaque fois que vous vous surprenez à mal vous parler ou à avoir une pensée négative -du genre « ah mais je suis con », « ah mais je suis gourde » ou « je n’y arriverai jamais »- apprenez à reformuler votre discours d’une manière sincère, bienveillante et à accompagner cette reformulation d’un geste tendre de la main, comme vous le feriez pour un enfant.